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Essence, diesel ou biocarburant: entre rentabilité et écologie, quel est le gagnant ?

Essence, diesel ou biocarburant : entre rentabilité et écologie, quel est le gagnant ?

Le biocarburant se positionne comme le carburant de demain. Écologiquement propre, il a tout pour séduire les automobilistes soucieux de l’environnement. Petit tour d’horizon.

Essence ou diesel : nouvelles tendances

Les voitures roulant au diesel ont de moins en moins de succès en Belgique. En 2012, à Bruxelles et en Flandre, 55 % des nouvelles immatriculations aux particuliers ont été des voitures essence. Qu’est-ce qui explique cela ? Quelques éléments de réponse :

  • La nouvelle génération de petites voitures : elles sont idéales pour la majorité des automobilistes qui parcourent moins de 15.000 km par an.
    Ces voitures roulent principalement à l’essence.
  • Les coûts : la différence de prix à la pompe entre le diesel et l’essence n’est plus que de 16 cents. Une taxe annuelle de 600 euros sera instaurée dès 2013 pour tous les automobilistes propriétaires d’une voiture diesel.
  • La pollution : c’est prouvé, un véhicule diesel pollue plus qu’un véhicule à essence. Les moteurs diesel rejettent des microparticules qui sont la cause de nombreuses allergies respiratoires et de la dégradation de la qualité de l’air dans les grandes villes. La nouvelle génération de véhicules à moteur diesel est munie de filtres à microparticules. Mais on estime que 60 % du parc automobile roulant au diesel n’en est pas doté, d’où les problèmes de pollution soulevés.

L’arrivée des biocarburants

La célèbre Ford T (1903 – 1926) est la première voiture de l’histoire automobile à avoir utilisé un biocarburant puisqu’elle roulait à l’éthanol.

Les biocarburants désignent les carburants issus d’extraits de déchets végétaux appelés la biomasse. Cette biomasse permet d’obtenir les biocarburants à base d'huile pour les moteurs diesel et à base d'alcool pour les moteurs à essence. Ce sont les biocarburants de première génération, actuellement les seuls disponibles sur le marché.

Les principales techniques de production des carburants de première génération sont les suivantes :

  • Le biodiesel  : il est fabriqué à partir de la réaction entre une huile végétale semi-raffinée, obtenue principalement à partir des huiles végétales (colza, tournesol), avec un alcool. Le processus est appelé « transestérification » : les huiles végétales sont mélangées à froid à un alcool en présence d’un catalyseur (hydroxyde de sodium ou de potassium). Le biodiesel est mélangé uniquement au gazole.
  • Le bioéthanol : le processus de fabrication transforme le sucre de la matière végétale en alcool (éthanol) par fermentation. Il est mélangé à l’essence soit directement soit sous une forme chimique différente.

Les avantages du biocarburant

L’avantage majeur du biocarburant est la diminution de la pollution puisqu’un carburant écologique rejette beaucoup moins de CO2 que le diesel ou l’essence. Le CO2 dégagé par la combustion des biocarburants est équivalent à celui absorbé par les végétaux lors de leur croissance. Les transports étant l'une des principales sources d'émission de gaz à effet de serre, l'usage des biocarburants contribue à la lutte contre le réchauffement climatique. Les études effectuées estiment à au moins 35 % la réduction des émissions de gaz à effet de serre permise par l'usage des biocarburants.

Le prix est autre des grands avantages des biocarburants, puisque moins élevé que celui d'un carburant « classique ».

Enfin, contrairement au pétrole, le biocarburant est une énergie renouvelable et « illimitée ». Un usage plus important permettrait de limiter l’utilisation des énergies fossiles et de ne plus dépendre des pays producteurs de pétrole. Par exemple, avec les biocarburants, la France pourrait faire la propre production de sa propre consommation.

Inconvénients des biocarburants

Selon plusieurs études, les biocarburants portent bien mal leur nom et ne seraient pas si bio que ça. Leur production consomme en effet une grande quantité d'énergie, pollue les sols et réduit la biodiversité.

La production de biocarburants a un impact écologique. Au Brésil par exemple, la culture de la canne à sucre (qui permet de produire du bioéthanol) entraîne une déforestation alarmante et une libération importante de gaz à effet de serre (principalement la cause mondiale de diffusion de CO2). 

Les coûts de production sont élevés. Pour les chiffrer, il faut prendre en compte les coûts de culture, de collecte et de transformation. Au final, les biocarburants valent deux fois plus cher que le pétrole si l'État taxe l'éthanol au même niveau que les carburants issus des hydrocarbures. En effet, le coût de production de l’éthanol est d'environ 0,38 € par litre alors que celui d’un carburant pétrolier est d'environ 0,21 € par litre.

De plus, si l’utilisateur veut rouler 100 % à l'huile végétale, il doit faire adapter son moteur ce qui coûte relativement cher, aux alentours de 1.300 €. Mais ce n'est pas tout, ne rouler qu'à l'huile végétale engendre des risques de casse au niveau du moteur, qu'il soit neuf ou ancien. Ce n'est plus un faible coût à la pompe, mais un fort coût chez le garagiste.

Dites agrocarburants et plus biocarburants

La loi est déjà passée en France, le terme agrocarburant remplacera celui de biocarburants.

Selon le député qui a présenté le projet de loi, l'appellation de biocarburants laisse supposer une production respectant parfaitement l'environnement et « se révèle ainsi trompeuse ». Il rappelle à ce titre que la culture des plantes, destinées à la production de carburants, mobilise un grand nombre d’éléments issus de l’agriculture.

Ensuite, l'utilisation de surfaces agricoles à cet effet entraîne une captation de terres arables au détriment de la production de denrées agricoles, ajoute-t-il. « Si les carburants issus des cultures présentent un intérêt certain dans le cadre de la transition énergétique, les citoyens doivent cependant être informés et les consommateurs conscients des conséquences de leurs choix », affirme-t-il.

Finalement, quel carburant pour ma voiture ?

La palette de choix a fortement augmenté ces dernières années.

  • Essence et diesel : en ville, la voiture à essence prend le dessus. En effet, pour les petits trajets urbains, les moteurs diesel n’ont pas le temps de se mettre à température et de ce fait, produisent beaucoup de microparticules. N’oublions pas qu’un véhicule diesel demeure toujours plus cher à l’achat qu’un véhicule à essence.
  • Le LPG ou GPL (Gaz de Pétrole Liquéfié) : Il demeure le plus économique à ce jour.
  • Les biocarburants (ou agrocarburants) : ils gagnent à être connus pour leurs avantages économiques. Un Inconvénient majeur, les adaptations à pporter au moteur de votre véhicule pour rouler au biocarburant.
  • Les voitures hybrides et électriques : les voitures électriques coûtent cher et les bornes de recharge sont quasi inexistantes. Mais la technologie s’améliore constamment et le véhicule électrique sera un grand acteur de la mobilité de demain. Quant à la voiture hybride, les avis sont partagés. Elles ne semblent pas particulièrement plus économiques en usage routier, mais le sont certainement en milieu urbain où les petites vitesses de déplacement favorisent la propulsion électrique du véhicule.

Pour choisir votre carburant, différents éléments sont à prendre en compte. Tout d’abord, demandez-vous quel usage vous comptez faire de votre véhicule : ville ou route ? Combien de kilomètres roulez-vous par an ? 

De quel budget d’achat disposez-vous ? Biocarburant, LPG, électricité, les points de Refill sont ils courants ?

La réponse à ces questions vous orientera naturellement vers le carburant idéal.

Enfin, si vous avez une conscience écologique, relisez attentivement cet article avant de faire votre choix.

N’oubliez pas que certains facteurs relatifs à des préoccupations écologiques comme votre eco bonus peuvent intervenir dans le calcul des coûts liés à la mise en circulation de votre véhicule. En effet, les émissions de Co2 et le type de carburant du véhicule sont des éléments intégrés à la taxe de mise en circulation en Flandre et  une taxe particulière existe pour les émissions de Co2 en Wallonie. Il faut donc veiller à la quantité de Co2 émise par votre véhicule. 

Chez Touring Assurances, la quantité de Co2 rejetée par votre voiture n’a pas d’impact sur les tarifs que nous proposons. Par contre, il faut savoir que le montant de votre assurance augmente avec la puissance du moteur de votre voiture (kW).

Vous avez encore d’autres questions ? N’hésitez pas à nous contacter. Notre équipe est à votre écoute !